Aujourd'hui 18 juin nous fêtons : Saint Léonce de Tripoli - Martyr à Tripoli (...)

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
Dimanche 5 août

Le Seigneur a nourri son peuple au désert, il l’a rassasié du pain du ciel.


   

Dimanche 5 août 2012
18ème dimanche du Temps Ordinaire
Jean 6, 24-35

Le pain venu du ciel

Alors que les gens lui demandent tout simplement comment il est arrivé là, Jésus ne répond pas directement à la question ; il déclare : ‘’Amen, amen, je vous le dis.’’ Cette formule dans le Nouveau Testament a exactement la même fonction que la formule très habituelle des prophètes : ‘’Oracle du Seigneur’’ ou ‘’Ainsi parle le Seigneur’’, manière de dire : Attention, ce que j’ai à vous dire est grave, difficile à entendre, mais c’est pourtant bien la vérité.

Effectivement, le discours sur le pain de vie est certainement l’une des choses les plus difficiles à comprendre. Mais, Jésus, patiemment, pas à pas, va les mener au bout de la Révélation. Car, ce qui fait la difficulté de ce discours (et sa splendeur aussi), c’est qu’il articule tous les éléments de la Révélation du mystère du Christ : vrai homme et pourtant Fils de Dieu, venu dans le monde pour lui annoncer la vérité, et donnant sa vie pour sceller ce témoignage. Dans le discours sur le pain de vie, on entend à tout instant résonner la longue méditation de Jean dans le Prologue : Il est le Verbe ; Il est venu dans le monde ; à ceux qui croient en lui il apporte la vie. Mais Jésus, après les avoir alertés sur la difficulté de ce qui va leur dire ‘’Amen, Amen, je vous le dis’’, il reparle de la multiplication des pains qui vient d’avoir lieu, mais c’est pour leur dire qu’ils n’ont pas tout compris : ‘’vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.’’ Autrement dit, vous en êtes restés à l’immédiat ; là où vous n’avez vu que le bon moment du repas, que je vous distribuais, vous auriez dû reconnaître le Père agissant à travers moi. Ce repas en était le signe. C’est moi qui suis venu vous apporter la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle.

Les auditeurs de Jésus ont très bien compris la distinction qu’il leur propose : ‘’Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle...’’ ; et ils demandent aussitôt : ‘’Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ?’’ En revanche ils n’ont pas réagi sur la deuxième partie de la phrase de Jésus, sa désignation comme Fils de l’homme. Ils n’ont pas réagi - et pour cause - : c’est le mystère de l’Incarnation qui est là, inacceptable pour des oreilles humaines. Jésus se désigne ici comme le Messie, consacré par Dieu qui donne la Parole de Dieu, nourriture de vie éternelle.

[...] Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim
celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. [...]





                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP