"Alors, maman, les morts sont à la fois dans la tombe et au ciel, c’est ça ?", interrogeait un jour Léon, à l’âge de huit ans.
En quelque sorte, la réponse est oui. L’Evangile n’est pas très précis sur cet état intermédiaire mais plusieurs passages évoquent une survie immédiate après ma mort : "Aujourd’hui même, tu seras auprès de moi dans le paradis", dit Jésus au Bon Larron (Lc 23, 43). Dans cet état intermédiaire, c’est l’âme qui survit, en union avec Dieu. Les passages d’Ecriture laissent penser que cet état est enviable puisque nous serons alors en communion plus intense avec le Christ. Mais l’espérance suprême reste cependant la Résurrection proprement dite, annoncée "pour la fin des temps".
Par ailleurs, lorsque l’Ecriture parle de la résurrection finale, c’est toujours avec une dimension collective, qui dépasse le bonheur de l’âme individuelle.