La mort n’aura pas le dernier mot, la mort n’est pas la fin de tout : telle est la foi et l’espérance chrétienne.
Cette foi est fondée sur la résurrection du Christ : "Si Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi", dit saint Paul (1 Co 15, 14). la foi en notre propre résurrection découle de cet évènement inaugural. Dans la nuit de Pâques, les chrétiens orthodoxes proclament : "Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie."
Dans le monde de l’Ancien Testament, cette foi en une vie après la mort n’a émergé que très progressivement. Puis, une conviction a germé : Dieu est le Dieu de la vie ; il a établi son alliance avec son peuple, promis la justice aux opprimés : la réalisation de sa Promesse ne peut être entravée par la mort.
Pour autant, cette foi en une vie après la mort ne déprécie pas notre vie terretre. C’est dans ce monde que le Christ s’est incarné et c’est dans ce monde que nous sommes appelés à faire advenir la paix et la justice de Dieu pour tous.
Cette foi en la résurrection se distingue de la croyance en la réincarnation ? L’Eglise a souligné régulièrement ces dernières années que la croyance en la réincarnation était incompatible avec la foi chrétienne. Pour les chrétiens, chaque vie est unique et notre salut ne dépend pas de la longueur de nos années ou du nombre de nos vies, mais de l’accueil de l’amour de Dieu.
"Les hommes ne meurent qu’une fois", dit l’épître aux Hébreux (9, 27).