Des éléments d’histoire

1. Première évangélisation

Le christianisme est d’ancienne implantation dans notre région.
La légende qui attribue l’évangélisation de Valence à des disciples de Saint Irénée, à la fin du IIème siècle, est généralement considérée par les historiens comme plausible.
Les sièges épiscopaux apparaissent entre la fin du IIIème siècle et le début du Vème St Nicaise, évêque de Die, signe - seul évêque gaulois - au concile de Nicée en 325 ; Verus siège à Vienne en 314 ; Saint Emilien accueille le premier concile de Valence en 374.
Et, s’il faut attendre 517 pour trouver un document sûr attestant un évêque à Saint-Paul, la tradition liturgique a gardé la mémoire de ses prédécesseurs.

2. Sous les invasions

Les évêques de la vallée du Rhône connaissent l’épreuve de nombreux passages d’envahisseurs.
A la fin du Vème et au début VIème siècle, brillent les figures d’Apollinaire à Valence et de son frère Avit à Vienne : défenseurs de la cité, ultimes témoins d’une romanité un peu précieuse, ardents témoins de la foi catholique face à l’arianisme dominant, missionnaires auprès des Barbares, ils sont les artisans du concile d’Epaone (Albon ?) qui, en 517, réorganisa l’Église en Burgondie.

3. Le Moyen-Age

Le Moyen-âge vit fleurir les monastères, dont un demeure encore vivant aujourd’hui : Aiguebelle, fondé en 1137. La ville de Valence garde mémoire de celui de Saint-Ruf, chef d’Ordre international de plus de 800 chapitres canoniaux de la Norvège et l’Islande à la Grèce et au Portugal.
Un Drômois, Hugues de Romans, évêque de Die, puis de Lyon, fut comme légat du Pape le redoutable promoteur de la réforme grégorienne en Gaule. En 1080, il propose comme évêque de Grenoble un chanoine de Valence : Saint Hugues de Châteauneuf-sur-lsère qui, avec son ancien maître Saint Bruno, fonde, en 1083, la Grande Chartreuse.
En 1095, se rendant au conseil de Clermont, le Pape Urbain II consacre la cathédrale de Valence dont l’évêque Gontard - autre agent de la réforme grégorienne - vient d’entreprendre la construction.
Le XIIe. s. vit se manifester, dans un monde en profonde mutation, les bienfaits de la réforme monastique de Citeaux : autour de Jean, abbé de Bonneveaux au diocèse de Vienne, apparaissent Amédée d’Hauterives, cousin de l’empereur, qui se fait frère convers et participe à la fondation de l’abbaye de Léoncel, et Hugues de Châteauneuf qui devient le deuxième abbé du nouveau monastère, ainsi que leurs familles, pépinières de saints. Saint Jean sera évêque de Valence de 1141 à 1145, tandis que Saint Hugues deviendra à son tour abbé de Bonnevaux, "la mère des saints".
En 1275, le Pape Grégoire X, ancien clerc de Valence, unit les diocèses de Valence et de Die pour les protéger des prétentions des comtes du Valentinois. L’union durera jusqu’en 1687.
La fin du Moyen-âge reste marquée par la figure de Béatrix d’Ornacieux, religieuse cartusienne, témoin de la mystique de son temps.
En 1452, le Dauphin Louis II (futur roi Louis XI) fonde à Valence une Université qui compte une faculté de théologie.